Descriptif

Parcours Permanent

Naissance et croissance urbaine

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(Salle 1) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 2) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 3) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 5) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi

En 1380, Gênes décide l’édification d’une bastille (en Italien Bastia) sur un promontoire rocheux situé sur le territoire de Cardo. Les statuts particuliers accordés à cette nouvelle ville en 1484, vont lui permettre de se développer en attirant population locale et étrangère, mêlée aux fonctionnaires et soldats génois.

La petite enceinte militaire va progressivement devenir une vraie ville, qui acquiert en 1486 le statut de capitale.

Cette première thématique abordée dans les salles du rez-de-chaussée du Musée de Bastia s’attache donc à expliquer l'évolution urbanistique et architecturale du 15ème au 20ème siècles caractérisée entre autre par l’importance déterminante de l’environnement naturel, et par sa structure italienne sans réel plan d’urbanisme.

L’ensemble de ces facteurs rendent difficile toute extension avant la seconde moitié du 19ème siècle.

Un intérêt particulier est accordé aux deux quartiers qui constituent les noyaux du centre historique de la ville : Terra Nova (la Citadelle) et Terra Vecchia (le Vieux-port), abordés à travers leur principale fonction respective : le système défensif de la ville et les aménagements portuaires.



Le modèle italien demeure la principale référence architecturale de la ville.

C’est particulièrement marquant en ce qui concerne l’architecture religieuse, qui suit de manière quasi absolue le répertoire baroque italien.

Cette italianité de la ville se manifeste également dans le domaine privé.

Le visiteur est ainsi invité à une immersion dans le cadre de vie des notables bastais des 16ème et 17ème siècles, calqué sur le modèle italien.




Centre des pouvoirs

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(Salle 6) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 8) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 10, Vue 1) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 10, Vue 2) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
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(Salle 12) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi

Les 7 première salles du 1er étage sont consacrées aux différents facteurs qui vont permettre à Bastia de jouer un rôle déterminant dans le développement politique et économique de l’île jusqu’au début du 20ème siècle.

 

Pouvoir politique :

 

Capitale politique génoise dans l'île du 15ème au 18ème en tant que siège du gouverneur, Bastia joue un rôle central dans la gestion des affaires insulaires durant toute cette période. Le visiteur découvrira comment elle s’intègre dans le Dominio de Gênes.

 

Bastia présente un physionomie particulière par rapport aux autres colonies génoises telles Bonifacio ou Calvi. En effet, bien que les charges publiques soient interdites au Corses, elle est ouverte aux populations locales. Celles-ci vont se mêler aux soldats et fonctionnaires génois pour donner naissance aux premières familles de notables bastiais. Deux exemples sont présentés au Musée : les Cardi et les Tagliacarne.

 

Parallèlement Gênes refuse de reconnaître le système de notabilité traditionnel Corse. Les familles nobiliaires de l’île telles les Farinole et les Favalleli sont dès lors incitées à aller chercher cette reconnaissance en se mettant au service d’autres grandes puissances comme le Grand Duc de Toscane.

 

Elles ne rompent pas pour autant les liens avec Bastia. Du 16ème siècle à la fin du 17ème siècle cette oligarchie bastiaise change de physionomie et est principalement constituée de notables ruraux qui, à l’instar des Patrimonio migrent vers la capitale dotés d’un important capital.

 

Le 18ème siècle est une période troublée pour Bastia. De 1755 à 1769 elle demeure une enclave génoise au sein d’une Corse indépendante. Elle conserve une partie de ses prérogatives de capitale sous le royaume anglo-corse, avant de les perdre définitivement avec le retour des Français. Cette perte de statut s’accompagne d’une crise économique et identitaire.

 

Elle produit de nombreux troubles dont l’insurrection de 1814. Mais elle n’entraîne pas la chute des familles notables locales. Elles vont au contraire s’adapter parfaitement au nouveau contexte, et conforter leur place par un savant jeu d’alliances matrimoniales et de stratégies politiques. Deux familles particulièrement emblématiques de ce phénomène sont présentées de manière détaillée dans le parcours du Musée : les Galeazzini et les De Casabianca.

 

Pouvoir économique :

 

Au début du 19ème siècle on assiste à une modification des attributions de cette élite. Elle délaisse progressivement l’armée et les charges de fonctionnaires pour se muer en la principale bourgeoisie entreprenariale de l’île, dont elle domine les activités financières, commerciales et l’industrie.

 

Le parcours est organisé autour de deux thématiques. La première illustre les liens entre le commerce et le capitalisme bastiais, et le rôle fondamental des activités maritimes dans leur développement. En effet, Bastia conserve et accroît le rôle que lui a attribué Gênes de centre névralgique de l'économie insulaire. Ses fonctions d'import-export couvrent une grande partie des besoins insulaires.

 

 

La seconde met en évidence les activités manufacturières des 18ème-19ème siècles ainsi que les activités industrielles des 19ème et 20ème siècles. Les exemples les plus représentatifs sont évoqués de manière détaillée : la mine de Cardo, les forges de Toga, l'entreprise Mattei et l'industrie du tabac.




Foyer culturel

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(Salle 17, Vue 1) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Le legs Fesh
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(Salle 17, Vue 2) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Le legs Fesh
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(Salle 14) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Le legs Sisco
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(Salle 13) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Bastia porte du baroque 17e et 18e siècles

Capitale de la Corse génoise, Bastia est l’un des principaux lieux de création artistique de l’île, notamment grâce aux nombreux commanditaires qu’elle accueille. Gouverneurs, prélats et riches bourgeois bastiais rivalisent  pendant toute la période afin de doter la ville de somptueux objets destinés à enrichir le prestige des églises et des couvents, initiant ainsi pour Bastia une tradition de centre artistique et intellectuel de l’île.

 

L’effervescence artistique des 17ème-18ème siècle à Bastia permet une diffusion des modèles baroques italiens par le biais de copies que l'on trouve tant dans la ville que dans le reste de la Corse. Des peintres locaux tels Nicolao Castiglione ou Saverio Farinole vont à partir du 17ème produire pour toute l’île en s’inspirant des œuvres des grands maîtres génois, Domenico Piola ou Giuseppe Badaracco, ou Fforentin, comme Giovanni Billivert, importé à grands frais pour les églises bastiaises. On retrouve le même phénomène dans l’orfèvrerie, même si dans ce second cas les œuvres produites pour les églises bastiaises sont de nettement plus belle facture que leurs copies destinées à des communes moins fortunées.

 

Ce foisonnement artistique va connaître un regain au 19ème grâce à la conjonction de plusieurs facteurs, dont le plus marquant est sans conteste le legs Sisco.

 

Originaire de Bastia, Giuseppe Sisco premier chirurgien du pape Pie VII lègue à sa mort  tout son patrimoine à une fondation. Elle est chargée de distribuer des bourses permettant à de jeunes bastiais d’étudier le droit, la médecine ou les beaux-arts à Rome. Ces dispositions sont appliquées à partir de 1841, mais dès 1876 l'Etat français ne reconnaît plus la validité des diplômes de droit et de médecine délivrés par les universités italiennes. Seuls de jeunes artistes vont continuer à postuler pour ces bourses. De 1841 à 1893 ils sont 26 à en bénéficier, dont les sculpteurs Louis Patriarche et Mathieu Pekle, et les peintres Charles Fortuné Guasco, Louis Alessi ou Joseph de Gislain.

 

Un autre héritage va conforter l’ancrage de la production artistique bastiaise du 19ème siècle dans la tradition italienne.Il s’agit de la donation Survilliers, plus connue sous l’appellation de « legs Fesch ». Le Cardinal Fesch avait décidé de léguer une partie de sa collection à la ville d’Ajaccio en vue de la création d’un séminaire. Joseph Bonaparte, Comte de Survilliers, neveu et légataire universel du Cardinal décida d’élargir ce don à d’autres villes de l’île. Ainsi en 1844 il donna 100 œuvres à Bastia, essentiellement de la peinture italienne du 16ème au 18ème siècle. Dans l’attente de la création d’un Musée, ces œuvres furent installées dans différents édifices publics tels les églises ou le collège où elles servirent de support aux cours de dessin. Les jeunes artistes bastiais pouvaient donc commencer leur formation sur place en s’inspirant d’un certain nombre d’œuvres italiennes de très bonne qualité

 

La peinture et la sculpture ne sont pas les seuls domaines artistiques à être marqués par la tradition italienne. Dans la première partie du 19ème siècle les élites revendiquent ouvertement leur italianité en résistance au pouvoir politique français. Ainsi le Théâtre de Bastia accueille tout au long du siècle du théâtre et du Bel Canto italiens, avec une modeste apparition du répertoire français à partir des années 1870. Le phénomène est identique en ce qui concerne la production littéraire, même si on assiste dès le Second Empire à une immersion dans la culture française.

 

Bastia est donc au 19ème siècle le principal centre intellectuel et artistique de l’île, celui où se jouent les grandes batailles idéologiques et où se retrouvent les principaux artistes de la période, tous domaines confondus. On le remarque notamment dans le domaine de la photographie qui s’y développe comme pratique artistique en même temps que sur le Continent avec des noms  aussi emblématiques que Barthélémy Graziani ou Joseph Moretti.    




Palais des gouverneurs

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© Musée de Bastia - cl. Jean-André Bertozzi -
L'entrée Place du Donjon
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- Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Citerne
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(Salle 16) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Palais des gouverneurs du 15e au 20e siècle
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- Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Cellule

L’histoire de ce lieu qui va devenir l’emblème même de la domination de la Sérénissime République de Gênes en Corse, commence autour de 1380.

Le Musée qu’il abrite aujourd’hui se devait d’en célébrer la mémoire en évoquant les principales étapes de son évolution.

Quelques éléments lapidaires permettent d’en illustrer la splendeur passée.

Une maquette présente au public l’aspect du palais des gouverneurs en 1998 avant les travaux de restuaration et d'extension.

Un audio-visuel retrace à travers une riche documentation iconographique les heurs et malheurs du monument, qui, de palais pendant trois siècles, devint caserne après 1796, puis musée en 1952.




Collection Carllini

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(Salle 18) - Musée de Bastia - cl. JA Bertozzi
Collection Carlini
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© Musée de Bastia - cl.J. A. Bertozzi -
MEC.73.2.59
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© Musée de Bastia - cl.J. A. Bertozzi -
MEC.73.2.78(1-2)
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© Musée de Bastia - cl.J. A. Bertozzi -
MEC.73.2.7
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© Musée de Bastia - cl.J. A. Bertozzi -
MEC.73.2.50
 

Cette collection fut constituée par l’ancien maire de Marseille Michel Carlini et son épouse, Anita Mattei, nièce du fondateur de la célèbre entreprise bastiaise de spiritueux. Elle a été offerte au Musée de Bastia en avril 1973

 

Elle comporte une centaine d’œuvres relatives à l’Ancien Régime finissant, la période révolutionnaire ou l’épopée napoléonienne, dont certaines proviennent de la collection d’un autre passionné de cette période : le docteur Fournier. Il s’agit pour l’essentiel, de petits objets rares et précieux : petites boîtes, miniatures et accessoires de mode.

 

On y recense également des estampes et autres souvenirs historiques : lettre de Napoléon, aigle provenant de Fontainebleau, …

 

L’ensemble de ces œuvres offre une vision très précise de la postérité iconographique de Napoléon et du raffinement des arts décoratifs sous l’Empire. Il est également l’occasion de montrer le travail du collectionneur à travers les exemples du Docteur Fournier et de Michel Carlini.