2016

Corsica genovese

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Corsica Genovese
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Saint Georges terrassant le démon.
Atelier ligure. Début du XVIe siècle. Pierre de Lavagna sculptée - © Musée de Bastia - cl.J. A. Bertozzi
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Portrait du doge Luca Giustiniani, 1644-1646
Attribué à Cornelis de WAEL (1592-1667) - cliché J.-A. Bertozzi/Musée de Bastia
 

Du 9 juillet 2016 au 17 décembre 2016

Commissariat : Antoine Marie Graziani - Sylvain Gregori

Partenariat : Ville de Bastia, Collectivité Territoriale de Corse

 

La Corse à l’époque de la république de Gênes
XVe -XVIIIe siècles

 


En 1453 l’office de Saint-Georges prend possession de la Corse puis la cède à la république de Gênes en 1562. Jusqu’en 1769, l’île va faire partie des territoires d’une des plus grandes puissances navales et financières de l’Europe méditerranéenne.

Longtemps décriée comme la sombre domination d’un pouvoir génois tyrannique, cette longue période a en fait profondément marqué la Corse à travers les multiples liens, à la fois humains, politiques, économiques et culturels, que l’île a entretenu avec la Ligurie.

Remettant en cause des stéréotypes encore enracinés dans l’imaginaire collectif, cette exposition abordera la complexité et la richesse de ses rapports – pacifiques ou conflictuels – qui ont participé à façonner l’identité corse.

Plus de 200 oeuvres d’art, documents et objets sélectionnés témoignent de ce patrimoine partagé entre l’île et la Ligurie qui, jusqu’alors, n’avait jamais fait l’objet d’une exposition.

Un catalogue de 240 pages réunissant les contributions de chercheurs et d’universitaires français et italiens sera édité à cette occasion.




Scuprite i ghjuvelli vostri

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Piano forte
Conrad GRAF (1782-1851) - cliché Musée de Bastia

Du 26 avril 2016 au 21 avril 2016

Commissariat : Sylvain Gregori

Partenariat : Ville de Bastia, Collectivité Territoriale de Corse

 

Deux ans d’acquisition d’œuvres au Musée de Bastia, 2014-2016

 

Cette exposition rassemble une trentaine d'œuvres ayant été acquises par le Musée depuis 2014. Parmi celles-ci, des peintures, mais également des dessins, sculptures, documents d'archives et du mobilier ancien.

 

Entre 2014 et 2016, le Musée de Bastia a acquis 39 œuvres et a bénéficié de 2 dons et 6 dépôts. Le soutien financier de l’association des amis du Musée de Bastia participe à cet accroissement de notre patrimoine. Cette politique d’acquisition unique en Corse fait de la Ville de Bastia, la première collectivité de l’île à investir dans la préservation du patrimoine et dans la constitution de collections muséales.

Sont exposés plusieurs œuvres de divers artistes corses, comme Saverio Farinole, Ignace Varese... mais aussi celles de peintres français ayant représenté Bastia comme André Despois ou Ferdinand Storelli.

 

Vous découvrirez également plusieurs portraits réalisés par Marie-Hortense Luri-Flach, artiste bastiaise de la fin du XIXe siècle, qui ont été donnés au musée par la famille Mozer. 

 

Les deux pièces majeures demeurent le magnifique portrait du doge Luca Giustiniani par le peintre hollandais Cornelis de Wael (XVIIe siècle) et un rarissime pianoforte du à Conrad Graf et daté 1824.




D'america

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Craig Thompson
Habibi - Casterman2011
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David Petersen
La légende de la garde - Gallimard
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Black Hole - Delcourt 2006
Charles Burns

Du 31 mars 2016 au 7 mai 2016

Commissariat : Dominique Mattei

Partenariat : Centre Culturel Una Volta, Ville de Bastia

Trois grands auteurs de bande dessinée américaine contemporaine participent aux 23èmes Rencontres de la bande dessinée et de l’illustration de Bastia : Charles Burns, David Petersen, Craig Thompson.

 

Une exposition leur est consacrée au musée de Bastia.

 

Charles Burnsest né en 1955 à Washington, il vit à Philadelphie.

Ayant toujours évolué dans les métiers de la création, il ne s'intéresse à la bande dessinée qu'après sa rencontre avec Art Spiegelman, lorsque celui-ci l'invite à participer à Raw Magazine dès 1981. Charles Burns produit des récits situés principalement dans l'Amérique faussement rassurante des années 1950 et 1960. Du catcheur de El Borbah aux adolescents « pestiférés » de Black Hole(récipiendaire du Prix « Essentiels d'Angoulême » 2007, de multiples Prix Harvey, ainsi que d’un Prix Eisner), il développe un univers d'une cruelle beauté. Charles Burns est aussi très sollicité en tant qu'illustrateur, tant pour des revues « underground » que par Time magazine, The New Yorker, Rolling Stone...

 

David Petersen est né en 1977, il vit dans le Michigan. Il est le créateur de la série Les Légendes de la Garde, qui figura en bonne place sur la liste des best-sellers du New York Times. En 2007, il reçoit le Prix Russ Manning en tant que « Meilleur espoir ».  En 2008 il reçoit deux Prix Eisner : « Meilleure publication Jeunesse » pour Les Légendes de la Garde Automne 1152 et hiver 1152 et « Meilleur album dans une nouvelle édition » pour Les Légendes de la Garde 1152 en édition reliée. En 2014, il reçoit le Prix Harvey du Meilleur album pour Les Légendes de la Garde – La Hache noire. Enfin, en 2015, il reçoit à nouveau le Prix Harvey du Meilleur album pour Les Légendes de la Garde – Baldwin le Brave et autres contes.

Craig Thompson est né en 1975 et il vit à Los Angeles.

 

Craig Thompson a grandi au fin fond du Wisconsin, dans un univers très rural. Son premier livre, Adieu Chunky Rice lui vaut en 1999 le Prix Harvey du « meilleur nouveau talent ».Blankets remporte aux États-Unis un Prix Harvey, un Prix Eisner et en France le Grand Prix de la Critique de l’ACBD. En 2004, ses pérégrinations en Europe et en Afrique du nord lui inspirent un carnet de voyage intitulé Un Américain en balade. En 2011 paraît Habibi, un album de plus de six cents pages, qui remporte le Prix Eisner du « Meilleur auteur ».

 

En mars 2016 Craig Thompson nous livre Space Boulettes, récit des aventures d’une jeune héroïne, Violette. Album qui prend la forme d’une grande odyssée galactique avec lequel Craig Thompson bouscule les codes de la fantasy.

 

BIBLOGRAPHIES SÉLECTIVES

David Petersen

Les Légendes de la Garde - Baldwin le Brave et autres contes, éd. Gallimard Jeunesse, 2015

Les Légendes de la Garde - La Hache noire, éd. Gallimard Jeunesse, 2014

Les Légendes de la Garde - Hiver 1152, éd. Gallimard Jeunesse, 2011

Les Légendes de la Garde -  Automne 1152, éd. Gallimard Jeunesse, 2008

Charles Burns

Welcome home, éd. Cornelius, 2015

Calavera, éd. Cornelius, 2014

Toxic, éd. Cornelius, 2010

Black Hole, éd. Delcourt, Intégrale, 2006

Craig Thompson

Space boulettes, Casterman, avril 2016

Habibi, Casterman, 2011

Un Américain en balade, Casterman, 2005

Blankets – Manteau de neige, Casterman, 2004, 2009




Pasquale de Paoli, un mitu rumanticu

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Mostra Pasquale de Paoli, un mittu rumanticu - Creab Design

Du 28 janvier 2016 au 5 mars 2016

 

Commissariat : Sylvain Gregori

Partenariat : Musée départemental Pascal Paoli, Palais Fesch - musée des beaux-arts, Musée de la Corse, Collectivité Territoriale de Corse

 

Le mythe de Pasquale de’ Paoli apparaît à la fin du XVIIIe siècle, lorsque battu par les troupes de Louis XV, le père de la patrie corse est contraint à l’exil. Sillonnant l’Europe avant de s’installer en Grande-Bretagne, il revêt alors l’habit de l’homme des Lumières. Au cours du XIXe siècle, la vague romantique donne une nouvelle image du personnage avant que la Storia Patria ne s’en empare à son tour. La figure de Paoli devient alors un sujet central dans l’affirmation d’une identité corse fondée sur la création littéraire et les beaux-arts. A travers une vingtaine d’oeuvres d’art, documents et objets, cette exposition met en lumière les différentes facettes de la fabrique d’un véritable héros maudit dont le mythe, sans cesse actualisé, perdure encore dans l’imaginaire collectif insulaire.

 

U mitu di Pasquale de’ Paoli cumparisce à a fine di u XVIIImu seculu, quandu chì scunfittu da e truppe di Luigi XV, u babbu di a patria corsa serà custrintu à l’esiliu. Sulchendu l’Auropa nanzu di stallà si in Gran Brittagna, induve ellu ammanta tandu quella tunica di l’omu di i Lumi. In core à u XIXmu seculu, a cavallata rumantica offre un’antra fiura di u persunagiu nanzu chì a Storia Patria u s’agguanti anc’ella. A figura di Paoli diventa tandu un sugettu centrale in l’affirmazione d’una identità corsa fundata nant’à a creazione literaria è e belle arte. À traversu opere è ugetti, a mostra pruposta mette in risaltu i sfarenti aspetti di a custruzzione d’un veru eroe rumanticu chì u mitu, sempre aghjurnatu, perdura sempre nu l’imaginariu cullettivu isulanu