2015

Panorama sur les 25 ans de la collection du Centre Méditerranéen de la Photographie

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Panorama sur les 25 ans de la collection photographique du Centre Méditerrannéen de la Photographie - CMP

Du 23 octobre 2015 au 17 décembre 2015Commissariat : Centre Méditerranéen de la PhotographiePartenariat : Ville de Bastia, Collectivité territoriale de Corse 

L'exposition intitulée "Panorama sur les 25 ans du Centre Méditerranéen de la Photographie" présente cinq regards d'auteurs de styles et d'origines différents qui interrogent l'architecture urbaine et le patrimoine historique de la ville de Bastia selon une esthétique singulière à chaque artiste : les églises baroques de Valérie Belin, les sédimentations urbaines du centre ancien de Stéphane Couturier, la vision documentaire d'André Mérian confrontée aux palimpsestes visuels et autres anamorphoses de Georges Rousse au couvent Saint-François, enfin les cours d'école de Massimo Vitali. 

Toutes ces œuvres ont été réalisées dans le cadre de commandes photographiques de 2000 à 2009.

 

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Abîmes, Abysses

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La terre.
Oeuvre de Jean Paul Marcheschi - cl. Stefan Meyer
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Le gouffre.
Oeuvre de Jean Paul Marcheschi - cl. Stefan Meyer
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Les âmes errantes.
Oeuvre de Jean Paul Marcheschi - cl. Stefan Meyer
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La tempête.
Oeuvre de Jean Paul Marcheschi - cl. Stefan Meyer

Du 4 juillet 2015 au 4 octobre 2015Commissariat : JP Marcheschi, E. CornettoPartenariat : Collectivité Territoriale de Corse 

Quinze ans après Riveder le stelle, sa dernière exposition en Corse (Palais Fesch, musée des beaux-arts d’Ajaccio), Jean-Paul Marcheschi revient à Bastia avec un grand ensemble d’œuvres nouvelles, pour une grande part conçues pour la citadelle de sa ville natale.

Né le 17 février 1951, rue Spinola, près du vieux port, il suivra les cours de la section artistique du lycée Marbeuf, puis partira à Florence, Nice puis Paris pour poursuivre sa formation. Après avoir utilisé les techniques classiques de la peinture et du dessin, il abandonne définitivement le pinceau en 1984 pour le feu qui sera, dès lors, son instrument de travail exclusif. Il s’exprime également dans le domaine de la sculpture et du vitrail et est l’auteur de nombreux ouvrages de réflexion sur l’art.

Pour cette ambitieuse exposition, l’artiste a investi l’architecture du palais des gouverneurs (aujourd’hui musée de Bastia), offrant aux visiteurs un parcours qui s’inscrit dans la logique de la Divine Comédie de Dante, partant des ténèbres souterraines pour remonter progressivement vers la lumière.  

Aux imposantes compositions sombres, certaines reflétées dans des lacs, telles le gouffre ou le chant des âmes errantes, répondront des œuvres solaires, tellela salle des astres clairs et des immatériaux (peintures, vitraux, sculptures); seront également présentés plus de trois cents de ses Onze mille portraits de l’humanité, œuvre en cours depuis 2014.

Artiste prolifique, d’une profonde originalité, tout entier voué au service exigeant de la sublime beauté,  gageons qu’il va nous éblouir au cœur de cet été 2015.

 

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Journées nationales de l'archéologie

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Fouilles du DRASSM

Du 20 juin 2015 au 28 juin 2015Commissariat : Franca CibecchiniPartenariat : Ville de Bastia, DRASSM

 

Du 20 au 28 juin 2015, le musée de Bastia présente, à titre exceptionnel, une exposition temporaire de vestiges archéologiques sous-marins conservés dans les réserves attribuées au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines* au sein du Palais des Gouverneurs. 

Ce dépôt, créé en 1963 à l’initiative de Roger Grosjean, a été alimenté dans un premier temps par les découvertes fortuites dans les eaux corses de plongeurs, amateurs d’archéologie. Officialisé en 1972, il est depuis géré par le DRASSM, et reçoit chaque année de nouveaux vestiges trouvés autour de la Haute-Corse (le DRASSM ayant un autre dépôt pour les vestiges de la Corse du Sud, dans le CCE associé au Musée de Sartene).

Le public pourra découvrir quelques-unes de ces pièces inédites, pour certaines récemment traitées, telle la « pierre de Meria », cet autel votif romain prélevé en juin 2012 au large de cette commune de Cap corse, ou un doliolum (dolium, c'est dire jarre, plus petit) provenant d’une épave de navire romain à dolia servant au transport du vin en vrac, prélevé en 2011 à l’extrémité de ce même Cap corse. D’autres vestiges mobiliers des périodes antique, médiévale, moderne et contemporaine, offriront un véritable panorama de la diversité et de la richesse de l’archéologie sous-marine de la Haute-Corse.




Aleria, une histoire photographique

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cliché de C. Buffa
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cliché de C. Buffa

Du 20 juin 2015 au 19 décembre 2015
Commissariat : Christian Buffa
Partenariat : Collectivité Territoriale de Corse, Corse-Matin 

 

Comment la photographie peut-elle appréhender un événement historique sur le moment et en rendre compte à plusieurs décennies de distance ? En présentant l’exposition temporaire, Aleria, une histoire photographique, le musée de Bastia tente de répondre à cette double interrogation.

21 août 1975, Aleria. Une poignée de militants de l’ARC (Action pour la Renaissance de la Corse) occupe la cave Depeille. Ils veulent dénoncer une vaste escroquerie financière cautionnée par l’Etat et liée à la spoliation des agriculteurs corses au profit de l’installation des Rapatriés d’Algérie.

La réaction des autorités est disproportionnée : un millier de gendarmes et de CRS, des blindés et des hélicoptères assiègent la cave. L’affaire est immédiatement médiatisée et focalise l’attention de l’opinion. Le lendemain, les forces de l’ordre donnent l’assaut. Deux assiégés sont blessés et deux gendarmes sont tués. Dans les jours qui suivent, Bastia est mis en état de siège. De violents heurts ont lieu. Un mort et de nombreux blessés sont à déplorer. La « question corse » vient de faire irruption dans le paysage politique national.

Alors photo-reporter, Gérard Koch a couvert les évènements d’Aleria. Prises dans la tension du moment, ses images saisissantes et fascinantes nous plongent au cœur de ces heures sombres. Un travail qui demeure une référence du photojournalisme insulaire.

Quarante ans plus tard, Christian Buffa, artiste photographe, est retourné sur les ruines de la cave Depeille avec les derniers protagonistes vivants. Ses portraits donnent naissance à une iconographique mémorielle et identitaire centrée non plus sur l’événement mais sur ceux qui l’ont fait.

Eclairée par des textes d’une rare acuité, la confrontation de ces deux regards photographiques donne l’occasion au Musée de Bastia d’assumer sa fonction de questionnement sociétal mêlant art, histoire et mémoire.

Photographies : Gérard Koch et Christian Buffa.

Textes : Antoine Albertini.