2014

Expo-dossier sur le drapeau corse

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Drapeau Corse
Musée de Bastia
Béatrice Girault Kurtzemann

Du 9 décembre 2014 au 31 janvier 2014
Commissariat : Sylvain Gregori

 

Offert au musée en 1960 par le chanoine Mordiconi, descendant de Giuseppe Maria Massesi, grand chancelier de Pasquale Paoli, ce drapeau, d’après la tradition familiale, aurait figuré à la bataille de Ponte Novu.  
Les observations faites lors de sa restauration n’ont pu confirmer sa présence sur les champs de bataille les 8 et 9 mai 1769, faute d’analyses chimiques ; il n’en demeure pas moins un témoignage authentique et particulièrement émouvant de l’époque paolienne.

En complément de l’historique de l’œuvre, les visiteurs pourront  découvrir l’origine et la symbolique de sa représentation - la tête de Maure - image aujourd’hui indissociable de notre île.




En équilibre entre deux mondes. Guy Paul CHAUDER, Parcours de 1962 à nos jours

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Affiche Guy Paul Chauder

Du 25 octobre 2014 au 31 janvier 2015
Commissariat : Guy Paul Chauder
Partenariat : Ville de Bastia
Collectivité territoriale de Corse 

 

La Ville de Bastia a décidé de présenter le travail de Guy Paul Chauder dont le cheminement pictural a débuté dans les années 60 à Paris. Ce "Parcours" traverse la figuration pendant plusieurs années pour aboutir à une synthèse non figurative dès son installation en Corse dans les années 80. Cette exposition présente donc différentes facettes de son travail : des encres de Chine, des œuvres sur toile et sur voile, sur papier et bois, des sculptures ainsi que des œuvres reliefs. Une salle est consacrée aux livres uniques et aux livres originaux à tirages limités avec des poètes tels que Guillevic, Delaveaux, Sans, Di Meglio, Tal Nitzan.......

Cette obsession de peindre, cette quête de l'informel, ce discours silencieux fait de traces indéfinissables le mènent à une authentique démarche vers un ressenti Méditerranéen.

Né en 1946 Guy Paul Chauder vit et travaille désormais en Corse.

Son parcours artistique a débuté par des études des Arts du Feu et de sculpture à Paris, et première exposition à Cimaise de Paris en 1962.

Au cours des années 60, il s’établit à Londres (exposition de groupe Galerie APPLE) et fait un long séjour en Suède, Galerie 66 et Galerie A, à Stockholm et au Danemark à la Galerie Passe-partout et à la Galerie Karl Kaage. C’est lors d’une exposition à Horsens qu’il fera la connaissance de Gunnar Berg. Cette rencontre l’éveillera à la musique contemporaine, en collaboration à une composition musique/peinture avec le Maître, à une approche non-figurative qui l’établira par la suite dans son travail.

De retour en France, il crée le « groupe Pluriel » mais s’en détachera rapidement afin d’aboutir à une figuration qu’il trouve dorénavant sans issue picturale. La fracture Figuration/Abstraction se fera peu de temps après son installation en Corse en 1979. Il expose ses premières pièces non-figuratives chez Agoraavec André et Markita Manberti-Diaz et François Bechetoille à Marseille en 1987.

Remarqué lors d’une exposition à Paris par Jean-Pierre Lavignes, il entre à la galerie Lavignes Bastille où il exposera plusieurs années. C’est certainement cette rencontre ainsi que celle du marchand danois, Karl Olsen qui lui présentera le peintre Shafic dont l’amitié fortifiera sa démarche vers un « VRAI » pictural.

En 1993, suite à la fermeture de la galerie Agora, il entre chez Francette et Jean Sordini. Le climat de sérieux et d’amitié de la Galerie Sordini est propice à son travail en perpétuelle évolution.

Il crée, avec Jean-François Bernardini du Groupe I Muvrini, le Projet I Culori d’Umanirassemblant 150 plasticiens pour des expositions et ventes au profit de l’Association pour la Fondation de Corse.

Depuis plusieurs années, il expose chez Jean de MERRY à Los Angeles, à la Galerie Gour Beneforti en Corse et, depuis 2010, travaille avec la Galerie Christine Park à Paris et Séoul. La Galerie de Grancy que dirigent Lara et Walid Hanna expose ses œuvres à Lausanne.

L’émergence méditerranéenne qui apparaît dans son travail pictural se concrétise par son engagement dans l’association « PERSPECTIVES MEDITERRANEENNES » dont il est le Président, ayant pour objectif la  création d’un Fond d’Art Contemporain méditerranéen.




130 ans de création joaillière à Bastia. : l’atelier Filippi

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130 ans de création joaillière à Bastia
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L’intérieur de l’atelier Caracciolo de Livourne, situé Via Grande
Années 1910 - Au bout du grand établi collectif, à droite, Ulysse Filippi travaille en tant que chef d’atelier.
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Atelier Filippi
Rue St Jean
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Boutique Filippi
Rue St Jean
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Cachet à cire
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Planche de croquis
Pierre Filippi
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Publication publicitaire
1970
 
 

Du 19 juillet 2014 au 19 juillet 2016
Commissariat : Direction du Patrimoine - Ville de Bastia
Partenariat : Collectivité Territoriale de Corse 

 

A partir du 19 juillet, la Ville de Bastia organise une exposition consacrée à la création joaillière à Bastia au travers de l’évocation de l’atelier d’orfèvrerie de la famille Filippi.

Un joaillier orfèvre est avant tout un artiste, un créateur. Mais c’est également un technicien et un commerçant, autant d’aspects abordés grâce à 200 objets, outils et machines dont la plupart sont issus de l’atelier d’origine, fondé en 1882 au n°3 de la rue Saint Jean par Cesare Filippi (1857-1916). Quatre générations vont alors se succéder à la tête de cet atelier, évoluant au gré des spécialités et goûts de chacun. Ulysse (1883-1965) reprit l’atelier de son père qu’il transmit à son fils Pierre (né en 1923). Ce dernier fut épaulé par son oncle Jean mais également par Lilia, son épouse et surtout par sa fille Nicole Matelli – Filippi, laquelle, après avoir participé à l’aventure familiale, a œuvré pour conserver l’atelier et en transmettre l’histoire.

Ainsi, à son initiative, la famille Filippi a décidé en 2011 de confier cette collection à la Ville de Bastia en vue de son exposition permanente dans une partie du Palais Caraffa. Comme dans toutes les demeures bastiaises du 17e au 19e siècles, les étages inférieurs étaient en effet traditionnellement réservés aux activités commerciales et artisanales. L’atelier Filippi y sera donc l’une des illustrations de ce mode de vie typiquement urbain. Dans l’attente de l’ouverture au public de l’ensemble de l’édifice, l’atelier est exposé dans la poudrière génoise du Palais des gouverneurs

La scénographie inventive de l’agence Art Actuel Communication a permis de reconstituer les différentes étapes de création d’un bijou au sein de l’atelier boutique. Du projet initial, sous forme de dessin, à la réalisation du bijou, le métal y a été maintes fois travaillé (fondu, laminé, étiré, soudé, ciselé…). Autant d’étapes qui supposent créativité mais également précision et dextérité, qualités que la famille Filippi a fait siennes durant ces 130 années d’activité au service de l’élégance et du raffinement bastiais.




Etre créateur à Bastia 1955-2014

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Revendeuse de poisson sur la place du marché.
Louis SCHIAVO (1939), années 1960, Photographie - © Louis Schiavo
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Citadelle de Bastia
Louis SCHIAVO (1939), 1955, Dessin - © Louis Schiavo
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Louis Schiavo (1939), entre 1960 et 1965, technique mixte - © Louis Schiavo
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Louis Schiavo ( 1939), 1988, technique mixte - © Louis Schiavo
 

Du 5 juillet 2014 au 15 septembre 2014
Commissariat : Ariane Jurquet
Partenariat : Collectivité Territoriale de Corse

 

L’exposition Louis Schiavo, Etre créateur à Bastia de 1955 à nos jours retrace le parcours artistique du peintre bastiais.

Peintre autodidacte mais aussi photographe, mélomane averti passionné de jazz et de musique classique, l’artiste a bâti une œuvre en constante évolution. Chaque période de sa création montre une recherche incessante sous tendue par une démarche exigeante qui se concrétise par des séries de tableaux montrant la progression de l’idée première jusqu’à son aboutissement. Quant au travail photographique de l’artiste, il donne à voir d’une part un témoignage sur la vie du marché de Bastia dans les années 1960, quartier dans lequel l’artiste vit et travaille depuis son enfance, et d’autre part des portraits de ses amis jazzmen en concert tel que Chet Baker ou Dizzy Gillespie.

Cette rétrospective permettra de découvrir les aspects multiformes du travail de l’artiste ainsi que toutes les influences et les rencontres qui ont marqué sa vie et son parcours de créateur.




Vacances d’artistes, 1956, Leonor Fini à Nonza

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Exposition Leonor Fini
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Constantin Jelensky
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso
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Annick Sin
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso
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Couvent de Nonza
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso
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Enrico Colombotto Rosso et Leonor Fini
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso
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Enrico Colombotto Rosso
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso
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Enrico Colombotto Rosso
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso
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Max Ernst Dorothea
© Fondazione Enrico Colombotto Rosso

Du 5 juillet 2014 au 15 septembre 2014
Commissariat : Elisabeth Cornetto
Partenariat : Fondazione Enrico Colombotto Rosso
Collectivité territoriale de Corse 

 

Le Cap Corse,  été 1956

Nonza - un couvent franciscain en ruines au bord de la mer, enfoui dans la végétation et les chaos rocheux

Leonor Fini -  une artiste atypique, inclassable, magnétique, dont la peinture fleuretait avec le surréalisme, passionnée de littérature, écrivaine elle-même, créatrice de décors et de costumes de théâtre, d’opéra et de bals masqués

L’été, la mer, la liberté de l’aube lumineuse à la nuit étoilée

Des ami(e)s, artistes eux-mêmes – les peintres Stanislao Lepri, Max Ernst et sa femme Dorothea Tanning, Bob et Anik Sinè, l’acteur Leonardo Botta, les écrivains Ector Bianciotti, Costantino Jelenski, la photographe Uga Ronald - venus la retrouver dans ce lieu mystérieux, partageant ses rêves les plus fous et les jeux innocents de son imagination débridée

Une fête permanente qui se renouvellera pendant 25 ans et qui culminait, chaque 30 août, date de son anniversaire, prétexte à mises en scène fastueuses à la lueur des bougies.

Enrico Colombotto Rosso, avant son décès survenu à Turin le 16 avril 2013, avait souhaité partager avec la Corse les souvenirs qu’il conservait de ces vacances inoubliables, en mettant gracieusement à la disposition du Musée de Bastia les photographies puissamment oniriques prises en 1956.




Ouvre-moi ta porte

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Projet Ecole Calloni
© N. Roux - Ville de Bastia
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Projet Ecole de Toga MS
© N. Roux - Ville de Bastia
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Projet Ecole d'Erbalunga CM1 CM2
© N. Roux - Ville de Bastia
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Projet Ecole Gaudin
© N. Roux - Ville de Bastia
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Projet Ecole Jeanne d'Arc CM1
© N. Roux - Ville de Bastia
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Projet Ecole Toga GS
© N. Roux - Ville de Bastia
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Projet Ecole de Toga MS
© N. Roux - Ville de Bastia
 

Du 1 juillet 2014 au 31 août 2014
Commissariat : Marie-Hélène Giuly
Partenariat : Direction des politiques patrimoniales, 
Direction du renouvellement urbain et de la cohésion sociale.

 

Pour l'année scolaire 2013/2014 la direction des politiques patrimoniales de la ville de Bastia a proposé aux classes du grand Bastia un travail autour du portail.

Bastia est une ville au patrimoine architectural riche et multiple. Ainsi à chaque phase de développement de la cité correspond un style architectural, reflet des partis-pris urbanistiques du moment. Si le tracé des rues ne permet pas toujours d’avoir le recul nécessaire pour percevoir ces perspectives dans toute leur ampleur, le portail est quant à lui toujours à portée de regard

Or, par-delà sa dimension décorative le portail assume un double rôle : il est à la fois la frontière qui interdit l’accès de la maison aux étrangers et le premier contact des invités avec leur hôte. Sa structure, son décors, sa taille sont donc autant d’informations sur la mentalité, les aspirations du propriétaire, mais aussi sur le mode de vie et les activités de ses premiers habitants.

Ce projet a donc conduit les élèves à la découverte de ce Bastia d’autrefois, les a incité à le comparer à leur propre perception de la ville avant de mener un travail collectif visant à réaliser un « portail » scénarisé pour la classe ou pour l’école en se basant sur le principe des portails découverts durant le projet

La direction des politiques patrimoniales est intervenue dans chaque classe 3 fois :

- Une séance de présentation du projet et d’analyse des fonctions du portail dans l’histoire de l’architecture à travers des exemples issus de différentes époques et de différents pays.

- Une séance au musée pour découvrir l’histoire de Bastia et étudier l’un des plus anciens portail de la ville, celui d’Antonio Levanto. 


- Une visite du centre ancien de la ville à la recherche de portails significatifs.

 

La réalisation du portail de la classe a été laissée à la libre appréciation des équipes pédagogiques.

C’est ce travail que nous vous invitons à découvrir.


Listes des classes :

  • Ecole de Toga : Grande section de Mr Pieraccini, Moyennes sections de Mmes Lanfranchi et Franceschi
  • Ecole Auguste Gaudin : Moyenne section de Mme Pescetti
  • Ecole Albert Calloni : CM2 de Mme Graziani
  • Ecole Charles Andrei : CE2/CM1 de Mme Filippi
  • Ecole Jeanne d’Arc : CM1 de Mme Lucciani
  • Ecole d’Erbalunga : CM1/CM2 de Mme Casta
  • LP de Montessoro : seconde 1/3/5/6/7 de bac Hôtellerie de Mme Rossi

Coordonnées des maisons de quartier :

Maison du centre ancien, cours Favale, 20200 Bastia. tel : 04 95 58 89 39 

Maison des quartiers sud, rue St Exupéry, 20600 Bastia . tel : 04 95 55 09 11 - 04 95 55 09 12




L'Europe du silence - Corsica 1762

Du 2 mai 2014 au 29 juin 2014
Commissariat : Centre Méditerranéen de la Photographie
Partenariat : Centre Méditerranéen de la Photographie
Ville de Bastia
Collectivité Territoriale de Corse 

 

Les deux expositions photographiques de Stéphane Duroy que le Centre Méditerranéen de la Photographie propose au Musée de Bastia ont pour dénominateur commun un travail de mémoire qui consiste à comprendre la construction de l’Europe au XXe siècle et l’identité de la Corse d’aujourd’hui, en interrogeant les traces d’un passé dont nous sommes les héritiers.

La série « L’Europe du silence », travail fondateur de l’auteur où se côtoient la couleur et le noir et blanc, présente une réflexion de plusieurs années sur l’Allemagne d’après-guerre.

De Berlin-Ouest à Berlin-Est et après la chute du mur, des camps de la mort en Pologne à la frontière russo-polonaise, Stéphane Duroy nous livre une vision esthétique conceptuelle de l’Histoire du XXe siècle qui commence à la Grande Guerre.

De même, c’est suivant une esthétique expérimentale personnelle que la commande photographique « Corsica 1762 » révèle la vision inédite subjective de ce photographe sur l’identité corse.

Allant au bout de ses investigations dans toute l’île, il n’a pas hésité, comme il a coutume de le faire pour l’ensemble de son oeuvre, à revenir plusieurs fois dans les mêmes lieux pour vérifier les messages laissés par l’Histoire tout en excluant l’anecdotique et le superflu.

De « L’Europe du silence » à « Corsica 1762 », cette double exposition nous éclaire avec efficacité sur l’oeuvre photographique de Stéphane Duroy et contribue à éveiller notre esprit critique sur le monde et la photographie.




Louis de Casabianca (1904-1976), Une modernité corse

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Casbianca ( 1904-1976) - Une modernité corse - Musée de Bastia
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Eglise Notre Dame des Victoires
Musée de Bastia-J.A. Bertozzi - ADAGP
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Pêcheurs sur le Vieux Port

Du 26 avril 2014 au 22 juin 2014
Commissariat : Audrey Giuliani
Partenariat : Ville de Bastia
Collectivité Territoriale de Corse 

 

L’œuvre de Louis de Casabianca matérialise, tant sur le plan de l’architecture que de la peinture, l’expression d’une modernité corse.

Né dans une famille bourgeoise à Bastia en 1904, il développe très tôt un goût prononcé pour le dessin. Après son baccalauréat, il intègre à Paris l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs dans la section architecture, puis l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. En 1934, il obtient son titre d’architecte avec mention très bien. Son style est alors marqué par l’art moderne et l’art décoratif alors en vogue en Europe.

Son premier grand projet est celui du Pavillon de la Corse réalisé dans le cadre de l’Exposition Internationale de Paris en 1937, pour lequel il décroche une médaille d’or.

En 1940, il est nommé Architecte des Monuments Historiques de la Corse et Architecte en chef des Bâtiments Civils et Palais Nationaux. Pour le compte du Musée National des Arts et Traditions Populaires, il mène dans l’île des enquêtes ethnographiques qui lui permettent de se familiariser avec le style et les matériaux architecturaux traditionnels qu’il intègrera à ses réalisations de conception moderne.

La période de l’après-guerre marque un tournant dans sa carrière professionnelle. Louis de Casabianca occupe successivement les postes d’Architecte du Gouvernement au service départemental des dommages de guerre, d’Architecte en Chef du Ministère de la Reconstruction pour le département de la Corse, et d’Architecte conseiller technique du commissariat général à l’Education et au Sport. A Bastia, ces différentes fonctions l’amènent à superviser la reconstruction de la ville, au service de laquelle il met ses connaissances d’architecte et d’urbaniste.

Ainsi, à partir de l’après-guerre, le paysage bastiais est-il particulièrement marqué par ses réalisations : le groupe scolaire de Toga, le Pouillon sur le Vieux-Port, le groupe d’habitation à loyer modéré de la rue Luce de Casabianca–Emile Sari, le Novelty, l’église Notre-Dame des Victoires dans le quartier de Lupino ou encore la manufacture de tabac Macotab à Furiani. Il réalise également les plans pour les collèges de l’Ile-Rousse et Vescovato.

Son activité ne se concentre pas uniquement sur Bastia et sur la Haute-Corse. On lui doit également une dizaine d’écoles en Corse-du-Sud comme à Sagone, Vico ou Propriano mais aussi, à Ajaccio, l’imposante demeure de fonction de l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et l’Inspection académique.

Parallèlement à son activité d’architecte, Louis de Casabianca ne cesse de dessiner, croquer, peindre. Ses sujets de prédilection restent les scènes du quotidien, la nature et les paysages corses.

Cette passion prend tout son sens en 1968, date à laquelle il décide de s’y consacrer entièrement et installe son atelier à Pietranera. Ses talents picturaux sont rapidement confirmés. L’exposition organisée en 1970 dans la galerie Ror Volmar à Paris rencontre un succès immédiat. D’une expression figurative colorée héritée de sa formation d’architecte, son œuvre évoluera rapidement vers  un style influencé par Nicolas de Staël, devenant l’une des plus novatrices de l’école corse moderne.

Riche d’une importante documentation : photographies, projets d’urbanisme, plans d’édifices, maquettes, croquis et tableaux, cette exposition regroupe plus d’une centaine d’œuvres de Louis de Casabianca provenant des collections du Musée, de collections publiques et privées dont la plupart sont inédites.


A l’occasion de l’exposition, un catalogue de 144 pages, abondamment illustré, est édité.




Entre deux traits noirs, le blanc. Edmond Baudoin

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Visuel Exposition Edmond Baudoin

Du 3 avril 2014 au 10 avril 2014
Commissariat : Dominique Mattei
Partenariat : Centre culturel un volta
Ville de Bastia

 

À l’âge de 30 ans, Edmond Baudoin abandonne sa « qualité » de comptable pour le Plaza, à Nice et se tourne vers le dessin. Son premier livre Les Sentiers cimentés, est publié en 1981 chez Futuropolis. Depuis, il en a réalisé plus d’une cinquantaine, ainsi que de très nombreux travaux d’illustration. La plupart du temps, il écrit ses scénarios mais il a aussi travaillé avec de nombreux écrivains contemporains : Le Clézio, Fred Vargas, Tahar Ben Jelloun, Philippe Chartron et Céline Wagner, entre autres.
Il a été primé de nombreuses fois, notamment par le festival d’Angoulême où Couma Aco a été désigné meilleur album en 1992, Le Portrait, meilleur scénario en 1995 ; Le Voyage, quant à lui, a obtenu l’Alph’Art du meilleur scénario en 1997.




UK Comics

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Affiche BD à Bastia 2014

Du 3 avril 2014 au 27 avril 2014
Commissariat : Dominique Mattei
Partenariat : Centre culturel Una Volta
Ville de Bastia 

 

BD à Bastia entend souligner et accompagner l’émergence d’une bande dessinée indépendante, notamment en Angleterre, où, autour de maisons d’édition comme Nobrow et Selfmadehero …, s’organise un nouveau paysage de la bande dessinée outre-Manche. Un paysage multiple, où les auteurs passent du récit séquentiel à l’illustration, avec un pouvoir créatif qui repousse les limites des genres. Ainsi, on pourra découvrir Nick White, Ben Newman, Karrie Fransman, Glyn Dillon, Ian Culbard et Fumio Obata entre autres. Les rencontres veulent aussi saluer la vitalité  de l’illustration jeunesse avec de jeunes auteurs comme Vivianne Schwarz et, enfin, rendre hommage à l’un des plus grands noms de l’illustration outre-Manche : Glen Baxter.




"Une île" et "Lumière d'août : récits de Corse"

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C Buffa
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Gilles Verneret

Du 25 janvier 2014 au 15 mars 2014
Commissariat : C Buffa
Partenariat : Ville de Bastia Collectivité Territoriale de Corse 

 

Dans le cadre de son ouverture à l’art d’aujourd’hui, le Musée municipal d’art et d’histoire de Bastia présentera tout au long de l’année 2014 une série d’expositions de photographes et plasticiens contemporains.

Ainsi, de janvier à mars 2014, la Ville de Bastia invite Christian Buffa et son regard sur la Corse au Palais des gouverneurs.

Journaliste, cet artiste mène depuis 2001 un travail personnel porté par les questions relatives à l’identité et aux transformations humaines. L’exposition « une île » réunit 35 photographies réalisées entre 2008 et 2012. Ces images aux noir et blanc délavés, au rendu poudré, évoquent une Corse aussi poétique que douloureuse. Des portraits unis aux paysages dans un leitmotiv funèbre.

En parallèle de son travail, Christian Buffa, commissaire de l'exposition, présente le photographe Gilles Verneret. Cet artiste et enseignant est également directeur du centre de la photographie contemporaine Le Bleu du ciel. De son travail de photographe, il dit qu’il est « primitif », porté par le souci de sauvegarder ce qui peut l'être de l'instant qui bascule. Pour cette exposition, fruit de quinze années de travail, il a également écrit un texte qui a été traduit en corse par Jacques Fusina. 

De ces regards croisés émerge une vision sans concession et pourtant profondément émouvante et poétique de la Corse contemporaine.

Horaires : du mardi au samedi, 8h30 – 12h et 14h – 17h30